dimanche 16 janvier 2022

COURTS METRAGES DU 9 AU 15 FEVRIER 2022

 * COURT METRAGE ADULTE : Gbanga-Tita, de Thierry Knauff, 7mns. 

En deux mots

Une pure leçon de cinéma sur le pouvoir du hors-champ. Lengé nous emporte...

Synopsis

Lengé est un pygmée Baka. Parmi les siens, dans la forêt équatoriale, au sud-est du Cameroun, Lengé est conteur. Il connaît les récits du début du monde et les mélodies de Tibola, l'éléphant blanc... Il est le dernier conteur de cette partie de la forêt.

Pour aller plus loin

Ce qui nous étreint dès les premières images de Gbanga-Tita, ce sont les inflexions du visage et de la voix, cette façon que Lengé a d’être ailleurs (ses yeux parfois dans le vague) et ici (son écoute du chœur des enfants) , un ailleurs dont il a le secret (qui touche à sa mémoire de conteur Baka) , un ici qui l’expose à ceux qui viennent après lui (il est le dernier conteur et les enfants dont il a le souci sont une promesse d’à-venir). Dans les cartons de la fin du film, Thierry Knauff nous apprend que Lengé est mort "quelques semaines après (leur) rencontre". Ce dernier mot "rencontre" nous donne une indication sur le réalisateur. Il aurait pu aussi bien écrire "tournage" ou "film" mais c’est "rencontre" qu’il retient. Le mot rassemble finalement ce que doit être le film. C’est ainsi que nous découvrons Gbanga-Tita : nous rencontrons et Lengé et le film. Une histoire de grain (de peau, de pellicule et de voix) , une histoire de regard et d’égard (pour celui qui est filmé et de proche en proche celles et ceux qui regardent).

Générique

Production Films du sablier, Les Films du Sablier

Scénario Thierry Knauff




 * COURT METRAGE ENFANT : Conte d'une nuit, de Maria Stepanova, 6mns. 

En deux mots

Un joli conte, un univers sonore riche, des dessins évocateurs ! Fait écho à La petille fille aux allumettes d'Andersen.

Synopsis

Un petit chat noir durant une nuit enneigée de Noël se sent bien isolé dans le froid près des poubelles d'un ensemble d'habitations. Trouvera-t-il l'attention de cet homme seul et aigri ?

Pour aller plus loin

Maria Stepanova ravit avec son Conte d’une nuit. Pas mille et une. Juste une. C’est un conte de Noël pour tous petits, où le dessin à plat brille par sa simplicité. Il communique des émotions pures. Empathie pour le chaton, esseulé dans le froid hivernal et en quête de joie. Amusement devant la bienveillance du lampadaire et la malice de la lune. Attendrissement devant l’amitié résolue entre l’humain bougon et le mini félidé.

Des idées bien vues aussi, comme la présence d’étoiles complices, dont une nouvelle-née avec sa tétine. Et la contradiction du préposé aux poubelles, avec son look de Père-Noël (grand, costaud, barbe, bonnet), alors qu’il envoie balader tout ce qui est festif et qu’il roule en boule un poster du distributeur de cadeaux.

La réalisatrice poursuit le travail inventif de l’animation russe, au riche passé cinématographique. Avec toujours cette humanité pour trouver de la lumière dans toute situation vouée à l’échec. Le lampadaire va regagner de sa superbe, et la guirlande va pouvoir scintiller, tout comme le ciel nocturne parsemé d’astres. Aucun malheur ne va l’emporter dans cette histoire d’un petit chat noir. Happy-end assuré !

Générique

Production SoyuzMultFilm





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