mardi 26 octobre 2021

COURTS METRAGES DU 27 AU 02 NOVEMBRE 2021

 * COURT METRAGE ADULTE


Je suis une ouvriere,  Claudine Van Beneden, Pierre Simboiselle  (2'07 mns)

En deux mots

Synopsis

Quatre femmes fabriquent, travaillent, soupirent, quand soudain l’une d’entre elles fait le geste qui surprend. Inspiré d’ouvrières qui ont lutté pour leurs emplois à Yssingeaux.

Pour aller plus loin

Au début de l’année 2012, une décision du Tribunal de Commerce de Lyon jetait à la rue deux cent cinquante-cinq salariées de l’usine de lingerie Lejaby d’Yssingeaux, en Haute-Loire. Un désastre économique devenu hélas monnaie courante en cette ère de désindustrialisation génératrice de drames humains. L’artiste franco-belge Claudine Van Beneden, connue pour son approche engagée au théâtre, a choisi de s’y intéresser, rendant hommage à la lutte de ces ouvrières aux emplois menacés et à l’avenir assombri.
Son film, Je suis une ouvrière, a été conçu dans le cadre du Nikon Film Festival en 2016 et contraste singulièrement avec le tout-venant de cette production. Entre chorégraphie filmique, dispositif de performance et expérimentation sonore jouant sur des onomatopées et des répétitions, ce film de cent vingt secondes redonne le respect qui leur est dû à ces victimes de la mondialisation sans visage. Et de la noblesse à un milieu ouvrier dont est issue la réalisatrice, originaire de Charleroi, et qui restitue à travers un dispositif dépouillé l’absurde dureté du travail en atelier et de ses gestes répétés à l’infini. En gros...

Générique

Production Compagnie Nosferatu

Scénario Claudine Van Beneden Interprétation Angeline Bouille, Salomé Marquès, Barbara Galtier, Claudine Van Beneden




* COURT METRAGE ENFANT


MUSIQUE-MUSIQUE

Ned Wenlock (6 mns)


En deux mots

Un adorable court métrage pour les tout-petits, ou comment se faire accepter par les plus grands... Joli, inventif, utile !

Synopsis

L’aventure poétique, folle et inventive de cerfs, d’oiseaux chanteurs, d’un tourne-disque et d’un chasseur…

Pour aller plus loin

Musique-musique – Spring Jam en VO – joue sur une animation où l’impression de relief naît de différentes couches, créées sur ordinateur 2D, et qui se superposent. Les personnages sont présentés au premier plan, les décors les entourent, et les éléments comme les nuages parfois coulissent en fond. Le récit se déroule en pleine nature, et, outre la faune protagoniste (cerfs et oiseaux), les éléments sont de la joyeuse partie : forêt, montagne, grotte, rivière, vent et ciel.

Cette œuvre drolatique se moque gentiment de la chasse, avec le personnage du barbu, bouquinant son guide de la « chasse facile », et découvrant soudain le cerf protagoniste, coincé tête à l’envers à travers la fenêtre de toit de sa caravane. Le prédateur humain devient ici inoffensif durant la chute de l’habitacle, qui enchaîne les loopings le long de la pente montagnarde, avant d’être expulsé sans dommage de sa roulotte.

Le travail sur le son est précis, avec des bruitages liés aux branches et feuilles des arbres, aux mouvements des ailes, aux pas des cervidés, au vent, à la nage et à la chute de cascade. La bande musicale mêle quant à elle le chœur des volatiles, symphonie de flûtes et cordes extraite du Concerto brandebourgeois n°4 de Bach, mais aussi les accords de guitare du disque vinyle du chasseur, et ceux du banjo accompagnant la dégringolade de la caravane, composés par Ben Sinclair.

Générique

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