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mardi 28 juin 2022

COURT METRAGE DU 29 JUIN AU 5 JUILLET 2022

 Dernière proposition avant de nouvelles pépites en septembre ! 


J'aime le vin et les câlins, de Chryssa FLOROU, 5mns. 


En deux mots

Adaptation réjouissante d'une Brèves de comptoir de Jean-Michel Ribes.

Synopsis

Un couple sort de l'avant-première d'un film totalement raté. Comment le dire à sa sœur qui en est la réalisatrice? Peut-on se dire la vérité dans le monde du cinéma?

Pour aller plus loin

Un titre en forme de manifeste drolatique pour ce court métrage simple et rudimentaire. Un couple, un soir, en pleine discussion. La fille et le garçon dialoguent à bâtons rompus. Le sujet ? Le film qu’ils viennent tout juste de voir, et qui s’avère l’œuvre de la sœur de la première, qui les bassine depuis quinze ans avec ses atermoiements créatifs et existentiels. L’heure du verdict a sonné. La confrontation va bientôt avoir lieu.

Mais J’aime le vin et les câlins s’arrêtera une fois le début des premiers retours à la réalisatrice entam…. Et ils ne correspondent pas du tout à ce que le duo a passé en revue auparavant avec franchise. De l’art de la diplomatie et de l’hypocrisie déguisée dans cette adaptation d’une des saynètes de la pièce Théâtre sans animaux de Jean-Michel Ribes. Le ton est à l’absurde réaliste, et l’ironie se fait grinçante.

La réalisatrice Chryssa Florou a elle-même adapté le texte original, qu’elle a décidé de jouer en gros plans avec le comédien Frédéric Radepont. Le résultat rappelle le binôme du court métrage J’aime beaucoup ce que vous faites de Xavier Giannoli (1995), en pleine avant-première de film. Quand la comédie naît de la confrontation, de la conviction, de la déception et de l’imprévu, ça déménage !

Générique

Production Off Association

Scénario Chryssa Florou Interprétation Chryssa Florou




mardi 21 juin 2022

COURT METRAGE DU 23 AU 28 JUIN 2022

 COUP D'FEU, de Pierre André GILARD, 7,38 mns


En deux mots

Face à face entre un père et son fils. Une leçon de vie primée à Los-Angeles.

Synopsis

À la fin d’un déjeuner un père donne des leçons d'éducation à son fils, mais celui-ci n’est pas en accord avec son père.

Pour aller plus loin

L’acteur Pierre-André Gilard a eu la bonne idée d’adapter pour le cinéma un passage de la pièce Cet enfant de Joël Pommerat. Il s’est acquitté lui-même de la charge multifonctions d’assurer la production, le scénario, la réalisation et l’interprétation pour mener à bien son projet. Il forme un trio inédit avec la nouvelle venue Charlotte Bentz et avec le comédien-auteur-cinéaste Olivier Marchal, ici dans la peau du père-ogre.

La force de frappe de la langue du dramaturge et metteur en scène de théâtre Joël Pommerat éclate. L’échange entre le père et le fils sur l’éducation est sous-tendue par une relation complexe, et s’avère un duel à retardement implacable, au fil d’un déjeuner dominical au restaurant. Le jeu de mot du titre est savoureux. Le coup d’feu renvoie à la fois au rythme des cuisines dans la restauration et au coup fatal que porte le cadet à son aîné avec sa tirade.

La progression dramatique, tranchante comme une lame, s’accompagne à l’image par un format scope et un cadre classe, grâce au décor, au linge et à la vaisselle chics, et à la tenue du garçon de salle. La musique épouse aussi parfaitement l’ambiance de l’affrontement ciselé, avec une rythmique de batterie et de percussions très jazz, entre la course incessante et le ring de boxe.

Générique

Production Little Big Man


Scénario
 Pierre-André Gilard Interprétation Pierre-André Gilard, Olivier Marchal




mercredi 15 juin 2022

COURT METRAGE DU 16 AU 21 JUIN 2022

 LES VACANCES DE LA LOOSE, de Manon DAVID, 3,56 mns


En deux mots

Prolongez vos vacances ! Une ambiance estivale, un frère et une sœur jaloux, un chat et des dialogues désopilants !

Synopsis

C'est le premier jour des vacances pour Kévin et sa sœur Clara.

Pour aller plus loin

Manon David signe quatre petites minutes d’animation épatantes, tout droit sorties de l’école drômoise de la Poudrière. Le dessin en 2D brille par ses aplats de couleurs estivales, qui démarrent par un gris violet le long de la route d’arrivée en voiture, pour continuer par de l’orange rosé en harmonie avec le soleil couchant, avant de finir par des bleus intenses, qui illustrent la nuit en bord de mer, occupant une large partie de l’aventure.

Le film porte bien son titre et le récit l’illustre avec malice. C’est l’histoire d’une petite famille, avec père, mère, fils et fille, venue retrouver une maison de villégiature pour les congés d’été. Le fils ado, Kévin, compte bien passer du bon temps avec sa chérie, Roxane, comme l’an passé, et la petite Clara ne jure que par son lapin Touftouf, dont elle veut qu’il ne rate rien de ce qui les entoure. Mais le léporidé n’a pas dit son dernier mot !

Une bonne dose d’humour abreuve les dialogues, désopilants et bien balancés, et les situations, simples mais efficaces. Mais la mélancolie n’est pas loin. Celle de la déception, de la désillusion, de la séparation, de ce temps toujours crucial dans l’apprentissage de la jeunesse que représentent les grandes vacances. Au son des cigales et du clapotis des vagues.

Générique

Scénario Manon David Musique Bastien David Interprétation Nicolas Hu, Mathilde Petit, Anne-Sophie Rey, Enzo Aunave






mardi 7 juin 2022

COURT METRAGE DU 9 AU 13 JUIN 2022


 ATASH (La soif)

d' Asghar BESHARTI


En deux mots

Un ultra court qui en dit long...

Prix de L'Extra Court au Mobile Film Festival 2021.

Synopsis

Dans un environnement sec et aride, une femme masquée aide les oiseaux.

Pour aller plus loin

Avec Atash, soit Thirst, donc Soif, l’Iranien Asghar Besharati plante en quelques secondes un décor et raconte un monde. Ce quadragénaire, photographe autodidacte et devenu réalisateur documentaire, a le don pour saisir les détails et les beautés environnantes. Il les célèbre par ses cadres précis et par sa mise en lumière de situations simples, mais saisissantes quand l’œil et l’attention s’y arrêtent.

Le sol fissuré d’aridité craque sous les pas d’une femme qui traverse un paysage nu et désertique. La caméra suit sa marche et son cheminement dans des canyons à la photogénie stupéfiante. Le but de la route est de rejoindre un puits. Le seau improvisé remplit d’eau une jarre, que l’on croit destinée à l’héroïne, dans un chemin retour vers son point de départ. Mais la surprise est au rendez-vous…

Comme dans tous les “ ultra courts”, la chute est essentielle pour donner du corps au film. Et cette aventure d’à peine une minute remplit sa mission, qui lui a valu le Grand prix et le Prix de L’Extra court du dernier Mobile Film Festival, sur le thème de “Making Peace With Nature”. La paix naît ici de la sororité de la protagoniste avec les oiseaux alentours. L’eau leur est destinée, dans un geste altruiste et désintéressé.

Générique

Scénario Asghar Besharati

mardi 24 mai 2022

COURT METRAGE DU 26 AU 31 MAI 2021


 FUCK LES GARS, d'Anthony COVENEY, 8,08 mns. 


En deux mots

"Le premier chagrin, ça frappe" dit le synopsis... une comédie sur les premières relations amoureuses (et pas que) chez nos cousins du Québec.

Synopsis

Tous les élèves de sixième retirent leur manteau de leur casier. Un papier circule discrètement entre les enfants, jusqu’à Anaïs. Elle l’ouvre et découvre qu’il s’agit d’un message de Laurier. Couteau dans le cœur, rage dans les yeux, elle se précipite sur lui et le gifle au visage. Le premier chagrin, ça frappe !

Pour aller plus loin

Le jeune réalisateur canadien Anthony Coveney est un habitué du format court et du visuel. Il a signé de nombreux clips pour les artistes Zen Bamboo, Les Louanges ou Simon Kearney. Outre ses créations autour de la musique, il a aussi mené à bien des fictions courtes de cinéma, dont ce délirant “teen movie”, revisitant les figures imposées du genre en les dynamitant.

L’école est l’unique décor de cette aventure colorée. Tous les lieux et contextes sont là : salle de classe, casiers dans les couloirs, bureau du directeur, cantine, salle de sport, séance photos. L’enjeu peut donc s’y déployer. Anaïs subit une rupture par mot laconique (“Je casse”, accompagné d’un smiley triste), écrit à la va-vite sur un bout de papier, transmis par une chaîne d’élèves. Puis elle se rebelle…

La révolte se propage et la protagoniste va au conflit dans chaque situation, pour mieux imprimer sa colère envers la lâcheté masculine. “Fuck les gars” devient son crédo et l’opposition son mode de relation à l’autre. Les montages cut et les situations à répétition créent une drôlerie dévastatrice, jusqu’à ce qu’elle trouve une complicité réconfortante avec un camarade de poterie.

Générique

Production Université du Québec à Montréal

Scénario Anthony Coveney












mardi 17 mai 2022

COURT METRAGE DU 19 AU 24 MAI 2022

 PACOTILLE, d'Eric JAMEUX, 8,08 mns


En deux mots

Un sans faute ! Interprétation (Sophie Quinton), dialogue, rythme... Un film culte. Une des meilleures comédies du catalogue. 

Synopsis

Thierry propose à Karine de monter dans sa voiture garée sur un parking. Le couple est en froid. En guise de réconciliation, Thierry offre à sa petite amie un pendentif sur lequel est gravée une sentence amoureuse… Contre toute attente, Karine interprète cette phrase de façon négative. La réconciliation se transforme peu à peu en malentendu puis en dispute.

Pour aller plus loin

Eric Jameux a fait le tour des festivals, jusqu’à une nomination aux César, avec ce duo impayable entre Karine, jeune femme à l’esprit cartésien, qui réagit au quart de tour, et Thierry, amoureux maladroit qui tente comme il peut de sauver les meubles. Au final, ce sont douze minutes de joute verbale et émotionnelle, dans le huis-clos de l’avant d’une voiture, ponctué par des plans larges et extérieurs en début et fin de film.

Situé sur le quai d’une zone portuaire de ville du Nord, l’aventure se passe en 1983, comme l’annoncent les vignettes collées sur le pare-brise de la bagnole sport. Le réalisateur distille le titre culte de Patrick Coutin J’aime regarder les filles, datant de 1981, qui succède au Printemps Allegro des Quatre saisons de Vivaldi, et le look des personnages en blouson de cuir et vinyle joue la carte rock du moment.

Un savoureux quiproquo mène la danse, et fonctionne par effet boule de neige, dès l’arrivée du garçon, que sa dulcinée se rappelle avoir vu en compagnie d’une autre. L’effet comique, mais dramatique pour les personnages, naît du pendentif en forme de cœur gravé du dicton « Plus qu’hier / Moins que demain ». Judicieuse idée d’avoir transformé une déclaration d’amour en motif de dispute fatale.

Générique

Production Lazennec tout court, Lazennec Tout Court

Scénario Éric Jameux Musique Antonio Vivaldi, Patrick Coutin Interprétation Sophie Quinton, Christophe Giordano





mardi 10 mai 2022

COURT METRAGE DU 11 AU 17 MAI 2022

 Touche dièse, d' Erwan Alépée, 2,45 mns. 




Genre: Comédie

Durée: 3 minutes

Format : Numérique 2K - 2/35 - Son stéréo
             

Synopsis


Alex appelle un numéro qu'il ne connait que trop bien.

Distribution


Alexandre Massonnet

Rozenn Djonkovitch

Équipe


Son: Léo Montagné

Mixage: Maxime Olsson

Assistant-réalisation: Gary Nicolino




mardi 3 mai 2022

COURT METRAGE DU 5 AU 9 MAI 2022

 SUPRISE BOOGIE, d'Albert PIERRU, 6 minutes


En deux mots

Amateur de jazz, Albert Pierru livre un expérimental joyeux et ludique qui bousule le cinéma d'animation traditionnel. Une vraie curiosité, à voir !

Synopsis

Sous le signe de la fantaisie, dessins, personnages et couleurs s'animent au rythme endiablé d'un big band résolument swing.

Pour aller plus loin

Attention, swing ! Ce classique du cinéma d’animation français des années 1950 ressurgit et ravit. Le méconnu Albert Pierru était un grand admirateur de son aîné anglophone Norman McLaren, dont il a adopté la technique. Dessin et peinture directement sur la pellicule, et grattage de l’émulsion image par image créent des films sans caméra.

La musique nous embarque dès les premières notes et ne nous lâche plus jusqu’à la fin. Chaque instrument trouve sa place et son propre solo, de la batterie aux percussions, de la trompette au trombone. Le titre donne le ton et l’ambiance est au boogie, diminutif du boogie-woogie, courant musical dérivé du jazz, mais aussi danse à mi-chemin entre le rock’n’roll et le Lindy Hop.

Ce film court est un feu d’artifice de trouvailles, où les lignes, figures et formes s’enchaînent avec une fluidité épatante, de fonds noirs en couleurs chatoyantes, d’effets stroboscopiques en split-screen. On y décèle une farandole de mains, de bras, de corps, mais aussi d’une barque, de flots, de monstres des mers et bien sûr d’instruments. Une fête du mouvement et de l’expérimentation !

Générique

Production Les Films de la Pléiade






mardi 26 avril 2022

COURTS METRAGES DU 27 04 AU 03 05 2022

 * COURT METRAGE ADULTE

12h20, de Gabriel Kaluszynski, 6,40 mns


En deux mots

Menace, surprise, peur, suspicion... Oui, il s'agit bien d'un film de genre ! Assez rare au catalogue.

Synopsis

Geo, trentenaire dynamique, rentre chez lui après sa séance de sport. Le jeune homme découvre sur la porte du frigo un post-it où est écrit à l’encre noire : A 12H20, tu vas mourir. Tout à coup, un bruit sourd provenant du premier étage le surprend. Geo, armé d’un couteau de cuisine, décide d’aller voir d’où provient ce bruit.

Pour aller plus loin

Attention, frissons et chute implacable sont au menu de ce court métrage français récent. Gabriel Kaluszynski signe ainsi un film engagé, dénonçant avec une efficacité sans appel un fait de société et comportemental insupportable, qui débouche sur des statistiques toujours effrayantes. La bonne idée de ce geste artistique est de passer par un biais de fiction revendiqué, et non une véracité documentaire ou journalistique.

Le cinéma de genre est donc à l’honneur de cette aventure domestique en huis clos et en plein jour. L’intrigue avance sans crier gare, sans effets spéciaux et sans vedettes. Un minimalisme ambiant dont l’efficacité narrative ne ressort que plus fortement. Une maison, un four à micro-ondes, une bière, une horloge, un message sur un post-it, un son à l’étage, une fenêtre… Autant d’élément concrets et quotidiens, distillant une tension grandissante.

La caméra commence par filmer des lieux désertés, via un balayage visuel des pièces et des accessoires qui racontent une vie (une famille, avec un ou des enfants). Ce n’est qu’ensuite que le premier personnage entre en scène et pénètre au centre de l’action. La musique scande ses notes et rythmiques qui, ajoutées aux sons ambiants, conditionnent le public dans un état de réceptivité optimale. On approche de 12h20…




* COURT METRAGE ENFANT 


OKTOPOSI, de J.Bocabeille, F-X Chanioux, O.Delabarre, 2,27 mns

En deux mots

L'époustouflante aventure de deux poulpes, des Gobelins aux Oscars, en 2'27 chrono.

Synopsis

Pour échapper aux griffes d’un commis cuisinier, deux poulpes se lancent dans une burlesque course poursuite. Pourtant, malgré leur improbable succès pour échapper à leur fatale destinée, leur combat pour rester unis ne semble pas fini.

Pour aller plus loin

C’est une stupéfiante trajectoire qu’a connu Oktapodi, film de fin d’études de l’école parisienne des Gobelins, dont la réputation est désormais internationale et qui est allé jusqu’à la cérémonie des Oscars à Hollywood.


Le succès du film s’explique aisément, tant par son rythme, son explosion de couleurs et sa brièveté exemplaire. En effet, il faut à peine plus de deux minutes pour qu’une incroyable course-poursuite se déroule sous nos yeux, investissant les rues escarpées d’une île grecque, aux maisons blanches et bleues, comme il se doit, et sous un soleil radieux. L’enjeu est limpide : un couple d’adorables poulpes amoureux – l’un orangé, l’autre rose ! – a été séparé et le premier veut absolument empêcher la transformation de sa bien-aimée en salade locale !

Sur un montage absolument trépidant, les gags fusent, irrésistibles (voir l’encre jetée par le poulpe sur le gastronome kidnappeur), et leur efficacité est maximale. S’il est encore besoin de prouver à quel point l’animation 3D sur ordinateur a véritablement atteint un niveau de perfection époustouflant, Oktapodi se présente comme l’ambassadeur idéal.

Générique

Production Gobelins, l’école de l’image



mardi 12 avril 2022

COURT METRAGE DU 13 04 AU 20 04 2022

 * Court  métrage adulte : ZOHRA A LA PLAGE, de Catherine BERNSTEIN, 8,18 mns. 



Synopsis

Zohra est algérienne. Elle a cinquante ans. Elle est employée de maison chez un jeune couple. Pour la première fois de sa vie elle va à la plage.

Pour aller plus loin

Générique

Production Movimento Productions, Movimento Production

Scénario Catherine Bernstein Interprétation Zoubida Boulgroune, Sabine Naud.


* Court  métrage enfant :MAESTRO, de Illogic  


En deux mots

Après Garden Party (disponible au catalogue), le nouvel opus d'Illogic, tout aussi étonnant !

Synopsis

Au milieu d’une forêt, une troupe d'animaux sauvages se lance dans un opéra nocturne mené par un écureuil.

Pour aller plus loin

Ce petit prodige d’une minute et quarante secondes est dû à cinq talents à la réalisation et à la création, réunis sous le pseudonyme d’Illogic. Florian Babikian, Victor Caire, Théophile Dufresne, Gabriel Grapperon et Lucas Navarro avaient fait le tour du monde deux ans plus tôt, avec également Vincent Bayoux, grâce à Garden Party, autre fable au brio décapant, nommée à l’Oscar du meilleur court métrage d’animation en 2018.

Ici, ils chantent la nature dans un travail d’orfèvrerie en 3D. On se souvient des grenouilles barbotant et croassant dans la piscine de la villa morbide du film précédent. Aujourd’hui, le ton est à la réjouissance et à l’harmonie générale. Éléments naturels, végétaux et espèces animales s’accordent au diapason pour un moment unique : un concert soudain et éphémère en pleine forêt. Un moment de grâce suspendue.

C’est le mouvement Squilla il bronzo del dio, contenu dans l’Acte II de l’opéra Norma de Vincenzo Bellini, créé en 1831, qui réunit le chœur de bébêtes. Un écureuil orchestre les voix tenues par des oiseaux, hérissons, crapauds, tortues et poissons, sous le regard d’un cerf. Le travail esthétique épate, et le rendu des plumages, pelages et écailles au clair de lune, entre branchages et reflets aquatiques, est prodigieux.

Générique

Production Bloom Pictures