mardi 25 janvier 2022

UNE FEMME DU MONDE, de Cécile DUCROCQ, France / 2021 / 1h37

 Mardi 01/02 à 20h30


Mère célibataire et travailleuse du sexe, Marie est prête à tout pour offrir un avenir meilleur à son fils. Finement écrit, avec une héroïne jamais essentialisée, ce premier long métrage est une réussite, tout comme l'interprétation remarquable de Laure Calamy, " l'Antoinette revenue des Cévennes ". (Fiches du cinéma)

La prostitution n'est pas un métier comme un autre, mais même singulier, différent, marginal, c'est un travail. Cécile Ducrocq ne porte aucun jugement moral, ni aucun discours social sur le métier. A travers son portrait de travailleuse du sexe, elle montre une telle femme comme on ne l'envisage jamais : une mère. (Nathalie Chiffet, Le Progrès de Lyon) 







COURT METRAGE DU 26 01 AU 01 02 2022

 EN RECHACHANT, de Danièle Huillet, Jean-Marie Straub, 7 mns

En deux mots

Ernesto, Punk avant l'heure ?  

inspiré de "Ah, Ernesto" de Marguerite Duras.

Synopsis

Un petit garçon têtu et sérieux comme un pape derrière de grosses lunettes de myope réalise le rêve de tous les enfants en âge d'aller à l'école primaire : celui de dire une bonne fois pour toutes 'merde' au professeur et à ce qu'il représente.

Pour aller plus loin

Jean-Marie Straub et Danièle Huillet interrogent depuis leurs premiers films le rapport entre l’image et le texte. Chacun d’eux se veut être la mise en scène la plus rigoureuse possible d’une œuvre littéraire appartenant au passé, de Corneille à Kafka en passant par Hölderlin et Pavese. En rachâchant est ainsi inspiré de Ah, Ernesto, de Marguerite Duras, dont il reprend le personnage d’enfant, effronté, rebelle et, de fait, définitivement sympathique pour le spectateur. La modernité du film, superbement mis en image par Henri Alekan, réside dans la liberté dont fait preuve ce jeune Ernesto face à l’autorité des adultes et, au delà, à la rigidité de la société.

Générique

Scénario Danièle Huillet, Jean-Marie Straub Interprétation Nadette Thinus, Olivier Straub, Raymond Gérard



LA PANTHERE DES NEIGES, Documentaire de Marie AMIGUET et Vincent MUNIER, France / 2021 / 1h32

 Samedi 29/01 à 15h00, Dimanche 30/01 à 14h30


Au cœur des hauts plateaux tibétains, le photographe Vincent Munier entraîne l'écrivain Sylvain Tesson dans sa quête de la panthère des neiges. En parcourant les sommets habités par des présences invisibles, les deux hommes tissent un dialogue sur notre place parmi les êtres vivants et célèbrent la beauté du monde. Un beau documentaire qui nous permet de contempler une nature sauvage et encore vierge, hélas en voie de disparition. (Fiches du cinéma) 



LICORICE PIZZA, de Paul THOMAS ANDERSON, USA / 2022 / 2h13 / VO

 Vendredi 28/01 à 20h45, Samedi 29/01 à 17h45, Lundi 31/01 à 20h45, Dimanche 13/02 à 14h15


Licorice Pizza est un film de pur plaisir, donnant l'impression d'avoir été tourné les mains dans les poches, un sourire rêveur aux lèvres. L'argument ? Boy meets girl. Lui, Gary Valentine, est un ado acteur, neau parleur, un peu frimeur. Elle, Alana Kane, dans sa vingtaine, est un peu trop vieille pour lui, mais va tomber sous le charme de son bagoit, tout en prenant plaisir à lui tenir tête. (Première)

Une comédie romantique insolite, savoureux portrait de la Californie post-hippie. (Télérama)





EN ATTENDANT BOJANGLES, de Régis POINSARD, France / 2022 / 2h04

 Jeudi 27/1 à 20h45, Vendredi 28/01 à 14h30 et 18h15, Samedi 29/01 à 20h45, Dimanche 30/01 à 17h00


Camille et Georges dansent tout le temps sur leur chanson préférée Mr Bojangles. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Jusqu'au jour où la mère va trop loin, contraignant Georges et leur fils Gary à tout faire pour éviter l'inéducable coûte que coûte...

Avec des décors rétro et colorés, la comédie à la  Philippe de Broca n'est pas loin, et Romain Duris n'a jamais été aussi proche du Belmondo de l'homme de Rio. (Télérama)




mardi 18 janvier 2022

COURTS METRAGES DU 19AU 25 JANVIER 2022



 * COURT METRAGE ADULTE  : PACOTILLE, d'Eric Jameux, 12 mns. 

En deux mots

Un sans faute ! Interprétation (Sophie Quinton), dialogue, rythme... Un film culte. Une des meilleures comédies du catalogue. 

Synopsis

Thierry propose à Karine de monter dans sa voiture garée sur un parking. Le couple est en froid. En guise de réconciliation, Thierry offre à sa petite amie un pendentif sur lequel est gravée une sentence amoureuse… Contre toute attente, Karine interprète cette phrase de façon négative. La réconciliation se transforme peu à peu en malentendu puis en dispute.

Pour aller plus loin

Eric Jameux a fait le tour des festivals, jusqu’à une nomination aux César, avec ce duo impayable entre Karine, jeune femme à l’esprit cartésien, qui réagit au quart de tour, et Thierry, amoureux maladroit qui tente comme il peut de sauver les meubles. Au final, ce sont douze minutes de joute verbale et émotionnelle, dans le huis-clos de l’avant d’une voiture, ponctué par des plans larges et extérieurs en début et fin de film.

Situé sur le quai d’une zone portuaire de ville du Nord, l’aventure se passe en 1983, comme l’annoncent les vignettes collées sur le pare-brise de la bagnole sport. Le réalisateur distille le titre culte de Patrick Coutin J’aime regarder les filles, datant de 1981, qui succède au Printemps Allegro des Quatre saisons de Vivaldi, et le look des personnages en blouson de cuir et vinyle joue la carte rock du moment.

Un savoureux quiproquo mène la danse, et fonctionne par effet boule de neige, dès l’arrivée du garçon, que sa dulcinée se rappelle avoir vu en compagnie d’une autre. L’effet comique, mais dramatique pour les personnages, naît du pendentif en forme de cœur gravé du dicton « Plus qu’hier / Moins que demain ». Judicieuse idée d’avoir transformé une déclaration d’amour en motif de dispute fatale.

Générique

Production Lazennec tout court, Lazennec Tout Court

Scénario Eric Jameux Musique Antonio Vivaldi, Patrick Coutin Interprétation Sophie Quinton, Christophe Giordano



 * COURT METRAGE ENFANT  : LE MOINE ET LE POISSON, de M.Dudock de Wit, 6mns.

En deux mots

Le film aux 130 sélections, César du court métrage en 1996.

Synopsis

Un moine découvre un poisson dans un réservoir d'eau près d'un monastère. Il essaie de l'attraper en utilisant toutes sortes de moyens. Au cours du film, la poursuite devient de plus en plus symbolique.

Pour aller plus loin

Qu’écrire d’inédit à propos du Moine et le poisson, sinon réitérer qu’il s’agit d’une véritable splendeur et d’un classique incontesté de l’animation du quart de siècle écoulé.

La pureté de la ligne claire du dessin du Néerlandais Michael Dudok de Wit (à l’encre de Chine et à la gouache) se marie avec une harmonie inégalée à la composition musicale – inspirée de La Follia de Corelli – de Serge Besset, qui devait par la suite se distinguer aux côtés de Jacques-Rémy Girerd, figure centrale de Folimage Valence, structure au sein de laquelle Dudok de Wit a travaillé comme artiste en résidence pour réaliser son film.

Les teintes d’aquarelle du ciel bleu et celles des décors romans, oscillant entre le jaune, le marron et l’ocre, servent d’écrin à la quête du petit moine sautillant à la poursuite d’un poisson taquin, son épuisette à la main. La tonicité du découpage accélère le rythme et entraîne vers une délirante abstraction, digne du capitaine Achab et de sa baleine blanche, poursuivie jusqu’à devenir une véritable obsession, pour une pénétrante métaphore existentielle. Il y a rien moins qu’un éclat d’éternité dans ce chef-d’œuvre éternel.





Encore une séance !

 MADRES PARALELAS, de Pedro ALMODOVAR


Dimanche 23/01 à 14h30


Devant le succès bien mérité du premier opus d'Almodovar dans notre salle, nous programmons une nouvelle et dernière séance ce dimanche 21 janvier à 14h30. Attention film à ne pas manquer !