mardi 22 février 2022

COURTS METRAGES DU 23 02 AU 01 03 2022

 * Court métrage adulte : WE ARE BECOME DEATH, de Jean-Gabriel PERIOT, 4mns. 

En deux mots

A la frontière du documentaire de de l'expérimental. Grand prix aux Rencontres du court métrage documentaire de Lyon en 2015.

Synopsis

Nous savions que le monde ne serait plus le même. Certains rigolaient. D’autres pleuraient. La plupart restaient silencieux.

Pour aller plus loin

Belle étape du parcours prolifique de Jean-Gabriel Périot, qui a les honneurs de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en ce mois de juillet 2021 avec son nouveau long métrage documentaire, Retour à Reims (fragments), d’après l’essai autobiographique du philosophe Didier Éribon. Auparavant, ce court métrage détonant de 2014 racontait, en quatre minutes, la vie sur terre et l’humanité, de sa diversité à sa monstruosité.

L’auteur joue judicieusement du montage et du split-screen pour raconter notre globe. La planète bleue, la nature, les éléments, les paysages divers, les climats, les animaux, les espèces, les humains, les expressions, les situations, les âges, l’individu, le collectif, la catastrophe, l’explosion nucléaire, le champignon atomique. Un tour de force de construction narrative, pour signifier les dérives désastreuses de l’intelligence humanoïde.

L’apparition finale du physicien étasunien Robert Oppenheimer (1904-1967), père de la bombe atomique, sonne comme une conclusion prophétique. L’apocalypse a lieu en direct, et son créateur la commente en 1948, effaré par l’horreur découlant de son œuvre, en reprenant les mots du texte hindou du Bhagavad-Gita, extrait du Mahabharata, qui constate notamment : “Maintenant, je suis devenu la mort, le destructeur des mondes”.

Générique

Production Local films









* Court métrage enfant : THE GREEN BIRD, de Maximilien BOURGEOIS, Quentin DUBOIS, Marine GOALARD,  6,45mns. 

En deux mots

Une cousine de Sid, verte et têtue... et que c'est drôle !

Médaille d'or du Student Academy Award en 2018.

Synopsis

Un oiseau vert pond son premier œuf. Il va tout faire pour le faire éclore.

Pour aller plus loin

Six minutes quarante-cinq de délice total. L’obsession de cet oiseau vert ne lâche pas le public de sa première à sa dernière image, et démontre que l’obstination a du bon. La preuve avec cette créature à plumes insensée, qui défie l’univers et les éléments pour mener à bien sa destinée du moment : faire éclore l’œuf qu’il vient de pondre. La terre pourrait s’arrêter de tourner que rien n’y changerait !

Les cinq auteurs et autrices de cette découverte ont associé leur talent avec malice. Maximilien Bougeois, Quentin Dubois, Marine Goalard, Irina Nguyen-Duc et Pierre Perveyrie n’ont pas intégré les bancs de l’école arlésienne d’animation Mopa pour rien. Le brio technique et artistique se double d’une tenue scénaristique. Le suspense va grandissant au fil de l’espoir d’éclosion, qui vire à l’épopée de survie.

Drôlerie du graphisme, qui prive l’animal de quelconque aile et l’affuble de pattes proches de jambes humaines, lui conférant une silhouette toute en verticalité et un bec à tout-faire. L’humour absurde et la cocasserie rivalisent, de la pluie soudaine à la chute de la cloche, jusqu’à la résolution finale, qui dit que les chiens ne font pas des chats… surtout quand ils sont volatiles !

Générique

Production École Mopa




NIGHTMARE ALLEY, de Guillermo DEL TORO, USA / 2022 / 2h30 / VO

 Vendredi 25/02 à 20h45, Lundi 28/02 à 20h45


Alors qu'il traverse une mauvaise passe, le charismatique Stanton Carliste débarque dans une foire itinérante et parvient à s'attirer les bonnes grâces d'une voyante et de son mari, une ancienne gloire du mentalisme. S'initiant auprès d'eux, il voit là un moyen de décrocher le succès et décide d'utiliser ses nouveaux talents pour arnaquer l'élite de la bonne société new-yorkaise. 

En retraçant l'histoire d'un faux devin cupide dans l'Amérique des années 1940, Del Pino délaisse les monstres touchants d'un bestiaire fantastique (La forme de l'eau) pour livrer un film noir, d'un pessimisme étonnant, où les monstres sont des humains. 





ADIEU PARIS, d'Edouard BAER, France / 2022 / 1h36

 Vendredi 25/02 à 14h30, Samedi 26/02 à 20h45, Dimanche 27/02 à 14h30


Sept vieux copains se retrouvent chaque année pour boire à la Closerie des Lilas, à Paris. Le pretexte de ces agapes ?  Renouveler la rente offerte à un artiste japonais, à condition qu'il reste oisif pendant douze mois. De Prevost à Poelvoorde, en passant par Arditi, Berroyer, Stevenin... Edouard Baer nous propose de suivre des personnages au crépuscule de leur vie. Entre Festen et Le Dîner des cons, ce film raconte avec drôlerie, le délitement douloureux d'une fraternité. C'est un chant désespéré, magnifiquement écrit, joué et filmé. (Le Canard enchaîné) 





LES PROMESSES, de Thomas KRUITHOF, France / 2022 / 1h38

 Jeudi 24/02 à 20h45, Vendredi 25/02 à 18h15, Samedi 26/02 à 17h45, Dimanche 27/02 à 17h00, Mardi 01/03 à 20h30, Vendredi 04/03 à 14h30


Avant de finir son mandat de maire dans une cité de banlieue, Clémence veut lancer un projet cher à) son cœur : la rénovation d'une cité insalubre tombée aux mains d'un marchand de sommeil. Elle arrache un accord verbal au " Monsieur Grand Paris " du gouvernement : si les copropriétaires excédés des immeubles concernés payent enfin leurs charges, dont le montant cumulé atteint 100 000 euros, l'Etat investira les 63 millions nécessaires. Reste à convaincre les habitants du sérieux de cette énième promesse…

La séduction évidente du film réside dans le tandem Huppert-Kateb, la maire et son lieutenant, unis par une admiration réciproque et une amitié qu'on aimerait à toute épreuve. Le film résiste à la facilité du " tous pourris " de même qu'à la tentation d'une ironie chabrolienne. (Télérama)





Pour le jeune public

VAILLANTE, animation de Laurent ZEITOUN et Théodore TY / USA / 2022 / 1h33 / VF 

Mercredi 29/02 à 14 h30 et Samedi 26/02 à 15h00

Depuis qu'elle est enfant, Georgia n'a qu'une seule ambition : devenir pompier comme son père ! Hélas à New York en 1932, les femmes n'ont pas le droit d'exercer cette profession. Quand les pompiers de la ville disparaissent un à un lors d'un mystérieux incendie, Georgia y voit une occasion en or : elle se déguise en homme et intègre l'équipe des pompiers débutants. 





mardi 15 février 2022

INFORMATIONS CINEMA

 Comme tous les cinémas, l'accès à notre salle, pour les plus de 16 ans, sera possible sur présentation d'un pass vaccinal ou d'un pass sanitaire pour les 12 à 15 ans. 


La vente de confiserie étant momentanément interdite dans les cinémas (en principe jusqu'au 16 février), les séances seront, jusqu'à nouvel ordre, sans entracte, le film débutant dès la fin des bandes annonces et du court métrage. 


Le livre " 100 ANS D'HISTOIRE DU CINEMA SAINT DENIS " est toujours en vente dans notre cinéma. 




COURTS METRAGE DU 16 AU 22 FEVRIER 2022

 * COURT METRAGE ADULTE  : TU VAS REVENIR ? de Léo GRANDPERRET, 2,20 mns. 


En deux mots

Pour combattre la peur, faites la mouette ! 

Synopsis

Max et Chloé sont timides. Un court de théâtre pourra-t-il changer la donne?

 

Pour aller plus loin

Léo Grandperret est un enfant de la balle. Son défunt père Patrick l’a filmé dans plusieurs de ses réalisations, dont les longs métrages Mona et moi et Meurtrières. Le fils a repris la caméra, pour des courts métrages, ou pour le clip du titre No de la chanteuse Louane. Deux ans près la fiction drolatique Je suis une fleur, il retrouve aussi la durée de deux minutes et quelques, pour raconter une brève histoire percutante.

Le film mélange le naturalisme et l’humour, autour d’un récit simple et limpide. Un garçon et une fille se rencontrent dans un cours de théâtre, et se cherchent du regard tout au long des exercices collectifs. De rondes en improvisations, le prof exalté leur demande de faire la mouette. Entre incrédulité, hésitation et confiance à plein tube, les apprentis acteurs et actrices se jettent à l’eau pour personnifier le volatile.

Du jeu à la réalité du flirt, le réalisateur immisce avec malice le motif de l’oiseau pour donner du courage à ses protagonistes, qui doivent se dépasser s’ils veulent arriver à leurs fins. Le ridicule ne tue pas et parfois réunit. Il peut même solidifier le lien humain sur la ligne commune de la vulnérabilité. Et quand l’humour s’en mêle, c’est encore mieux.

Générique

Production Carnaval productions

Scénario Léo Grandperret, Martin Darondeau


* COURT METRAGE ENFANT : COLZA, de Jade Khoo, Maxime Jouniot, Victoria de Millo Gregory


En deux mots

Il y a quelque chose d'Hayao Miyazaki dans ce film d'aventure qui séduira tous les publics !

Synopsis

Alors que le village assiste au plus grand concert qu’il n’ait jamais vu, une jeune lézarde nommée Clarence vole un précieux avion en papier.

Pour aller plus loin

L’influence japonaise se ressent fortement dans cette épopée libertaire. Le cinéma d’animation de Miyazaki et Takahata semble être une source inspirante pour ces six jeunes talents nés entre les murs de l’école des Gobelins : Camille Broutin, Victor Chagniot, Matthieu Daures, Victoria Gregory de Millo, Maxime Jouniot et Jade Khoo. Avec Colza, leur inventivité florissante envahit joyeusement l’écran.

Icône des studios anglais Aardman, Peter Lord est le parrain de la promo 2020 dont sont issus ces jeunes cinéastes. L’ambiance et le village du film évoquent aussi l’architecture et la nature de l’Europe centrale : la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne du Sud. Le dessin créé en 2D est nourri de grands aplats de couleurs autour des décors de ces espaces vivifiants.

Les créatures mi-humaines, mi-animales apportent une grande poésie au message d’affranchissement de tous les diktats. La récolte du colza à l’ancienne se voit soudain bouleversée par les méthodes agricoles industrielles modernes, et le charme des outils traditionnels est relégué au placard. Mais le héros-lézard Clarence n’a pas dit son dernier mot !

Générique

Production Gobelinslecoledelimage

Scénario Jade Khoo, Maxime Jouniot, Victoria de Millo Gregory