mercredi 27 mars 2019

COURTS MÉTRAGES DU 28/03 AU 02/04 2019

* COURT MÉTRAGE ADULTE : JE TE TIENS TU ME TIENS, d'E.GUIRADO, 12,37 mns


En deux mots

Le premier de nous deux qui rira... Réjouissante confrontation de couples !

Synopsis

Deux couples de parents d’élèves ont décidé de faire connaissance : leurs enfants partagent la même école, mais eux pas du tout la même façon de vivre…


(Présentation de l'Extracourt)

* COURT MÉTRAGE ENFANT : DEUX AMIS, de N.Chernysheva, 4mns


En deux mots

Un film simple mais complet pour des enfants curieux. Passionnant !

Synopsis

Deux amis, une chenille et un têtard, grandissent dans deux environnements différents.

Pour aller plus loin

Après le phénoménal succès de Flocon de neige, distribué en salles au sein du programme Bon voyage, Dimitri !, la jeune artiste russe Natalia Chernysheva, étudiante à La Poudrière, confirme les espoirs placés en elle à travers une nouvelle petite perle d’animation à l’esthétique traditionnelle et moderne à la fois.
L’amitié inattendue entre une chenille et un têtard s’y voit scellée, le second sauvant la vie de la première alors qu’un échassier prédateur la convoite. Dénuée de dialogues et sur un schéma dans la lignée de la riche histoire du cartoon, la fable est intelligible dès le plus jeune âge, mettant naturellement en jeu, avec ces deux personnages, la notion de métamorphose. Et malgré sa durée réduite, la narration parvient à ménager une rupture et introduire une note d’humour férocement affirmée puisque, fort légitimement, les deux amis, désormais grenouille et papillon, ne correspondant plus à leur aspect précédent et ne se reconnaissent plus ! L’univers graphique et la composition inspirée de Yan Volsy, collaborateur régulier de Folimage, ont eu tôt fait de ce Deux amis déjà un classique de l’animation contemporaine à destination des spectateurs en herbe.
(Présentation de l'Extracourt)

Un grand classique du western

LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT, de John FORD / USA/1956/1h59/VO


Mardi 02/04 à 20h45, le film tout de suite. 


Deux ans après la fin de la guerre de Sécession, Ethan Edwards revient chez lui. Là, le capitaine Clayton, des Texas Rangers, cherche des volontaires. Peu après, au retour d'une mission, Ethan découvre que son frère et sa famille ont été tués par les Comanches, sauf la jeune Debbie, emmenée par les indiens. En compagnie de Martin, un jeune métis élevé par son frère, Ethan part à la recherche de Debbie. 
Voici peut-être le plus beau film de John Ford et l'un des plus beaux westerns qui soient. Il a été tourné dans la Monument Valley, dans l'état de l'Utah et du Colorado, et est considéré comme le travail majeur du directeur de la photo Winton C.Hoch, qui a bénéficié ici du procédé Vistavision. C'est le film dont John Wayne a toujours dit qu'il avait pour lui la plus profonde des admirations. (Les 100 chefs d'oeuvre du western)

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OSCAR ET LE MONDE DES CHATS, Animation de Gary WANG

OSCAR ET LE MONDE DES CHATS, Gary WANG, Chine 2019 / 1h12/ VF


Samedi 30/03 à 15h00


Oscar est un chaton qui vit paisiblement avec son père Léon, un gros chat d'appartement. Rêveur, il croit en l'existence de Peachtopia, un monde meilleur où vivent les chats. Il décide un jour de partir à l'aventure...une grande épopée familiale au pays des chats !

 Oscar et le monde des chats - la critique du film

LA FAVORITE, de YORGOS LANTHIMOS

LE FAVORITE, de YORGOS LANTHIMOS, USA /2019/ 2h/ VO


Vendredi 29/03 à 20h45, Samedi 30/03 à 17h45, Dimanche 31/03 à 14h15, Lundi 01/04 à 20h45


A le cour d'Angleterre, à l'aube du XVIII° siècle, la reine Anne se laisse dicter sa politique par la favorite Lady Sarah Churchill, épouse de Marlborough, parti guerroyer en France. Mais une jeune parente engagée comme domestique s'attire peu à peu les faveurs de cette reine invalide, qui choie ses lapins. Yorgos Lanthimos donne ici un film historique brillant et acéré, qui dépeint la cour britannique comme un théâtre de la cruauté. L'arbitraire de l'imaginaire qui constitue la marque du cinéaste grec, cadre ici parfaitement avec celui de la royauté, entre excentricités et actes d'autorité, splendeurs baroques et scènes grotesques. (Le Canard enchaîné) 



LE MYSTERE HENRY PICK, de Rémi BEZANCON

LE MYSTÈRE HENRI PICK, de REMI BEZANCON, France 2019, 1h40 


Jeudi 28/03 à 20h45, Vendredi 29/03 à 14h30 et 18h15, Samedi 30/03 à 20h45, Dimanche 31/03 à 17h00


Dans une étrange bibliothèque au cœur de la Bretagne, une jeune éditrice découvre un manuscrit extraordinaire qu'elle décide aussitôt de publier. Le roman devient un best-seller. Mais son auteur, Henri Pick, un pizzaïolo breton décédé deux ans plus tôt, n'aurait, selon sa veuve, jamais écrit autre chose que des listes de course. Persuadé qu'il s'agit d'une imposture, un célèbre critique littéraire décide de mener l'enquête, avec l'aide inattendue de la fille de l'énigmatique Henri Pick. 
Une enquête qui est aussi une comédie, brillamment menée par Fabrice Luchini et Camille Cottin. 



mardi 19 mars 2019

COURTS MÉTRAGES DU 21 AU 25 MARS 2019

* COURT MÉTRAGE ADULTE : DINOSAURE, de Pierre DUGOWSON, 4,17 minutes.


Synopsis

Dans un parc, une toute petite fille gonfle un énorme ballon. Un garçon l'observe et s'apprête à crever ce ballon, quand la mère de la petite tente de l'en dissuader.

Pour aller plus loin

Réalisateur de Leçon de choses, qui appartient également au catalogue de L’Extra Court, Pierre Dugowson réitère, avec Dinosaure, dans la représentation décalée des discours que peuvent tenir les adultes aux enfants. À la formatrice du premier, déroulant les louanges du capitalisme financier à une classe de maternelle, répond une situation aussi insolite, sinon surréaliste. Son postulat, pourtant, apparaît des plus communs : tandis que des enfants jouent dans un square, un vilain garçon s’apprête à faire exploser le beau ballon rouge que des fillettes ont patiemment gonflé. La mère de l’une d’elles entreprend de dissuader le garnement en une démonstration prenant les voies d’une logorrhée politique, éthique et finalement existentielle !
La drôlerie de l’épisode tient, jusqu’à son dénouement en forme de chute, à son incongruité assumée – voir la mine perplexe du gamin interpellé – et à la prestation, dans le rôle de la maman débordante de conviction, de l’excellente Ophélia Kolb, appréciée l’an dernier dans l’un des rôles principaux d’Amanda, de Mikhaël Hers.
On connaissait l’Éléphant de Gus Van Sant et le Mammouth du duo Kervern/Delépine ; place maintenant au Dinosaure de Dugowson !



* COURT MÉTRAGE ENFANT : OKTOPODI, de Julien Bocabelle, 2,27 minutes.



En deux mots

L'époustouflante aventure de deux poulpes, des Gobelins aux Oscars, en 2'27 chrono.

Synopsis

Pour échapper aux griffes d’un commis cuisinier, deux poulpes se lancent dans une burlesque course poursuite. Pourtant, malgré leur improbable succès pour échapper à leur fatale destinée, leur combat pour rester unis ne semble pas fini.

Pour aller plus loin

C’est une stupéfiante trajectoire qu’a connu Oktapodi, film de fin d’études de l’école parisienne des Gobelins, dont la réputation est désormais internationale et qui est allé jusqu’à la cérémonie des Oscars à Hollywood.
Le succès du film s’explique aisément, tant par son rythme, son explosion de couleurs et sa brièveté exemplaire. En effet, il faut à peine plus de deux minutes pour qu’une incroyable course-poursuite se déroule sous nos yeux, investissant les rues escarpées d’une île grecque, aux maisons blanches et bleues, comme il se doit, et sous un soleil radieux. L’enjeu est limpide : un couple d’adorables poulpes amoureux – l’un orangé, l’autre rose ! – a été séparé et le premier veut absolument empêcher la transformation de sa bien-aimée en salade locale !
Sur un montage absolument trépidant, les gags fusent, irrésistibles (voir l’encre jetée par le poulpe sur le gastronome kidnappeur), et leur efficacité est maximale. S’il est encore besoin de prouver à quel point l’animation 3D sur ordinateur a véritablement atteint un niveau de perfection époustouflant, Oktapodi se présente comme l’ambassadeur idéal.


Un classique italien des années 60

LES CAMARADES, de Mario MONICELLI, Italie 1963/2h10/VO


Mardi 26/03 à 20h45, le film tout de suite.


A la fin du XIX°siècle, dans la fabrique textile de Turin, les ouvriers, soumis à un rythme de travail infernal, voient se multiplier les accidents. Trois d'entre eux entrent en conflit avec le contremaître à la suite d'un nouveau drame. Il est alors décidé, en guise de protestation, que tous partiront une heure plus tôt ce soir là... 
Avec une gravité inattendue de la part de l'auteur du Pigeon, Monicelli aborde un thème historique et social. Les Camarades ramène aux premières grandes luttes ouvrières. C'est un film généreux, émouvant, c'est aussi un film précis, parfaitement situé. De la foule massée dans les ateliers poussiéreux, se détachent quelques figures simples et frustres, quelques caractères qui se définissent sur le plan de la vie quotidienne et se précisent sur celui à la fois politique, social et moral. Des acteurs célèbres prêtent à ces personnages des visages qui, le plus souvent, prennent place sans hiatus dans un ensemble cohérent, profondément réaliste. (Marcel Martin in Cinéma 66)