mardi 30 octobre 2018
UN GRAND CLASSIQUE RARE A NE PAS MANQUER !
LES BOURREAUX MEURENT AUSSI, de Fritz LANG, USA 1943, 2h20, VO
Mardi 6/11 à 20h45, le film tout de suite
Mai 1942. A Prague, occupée par les nazis, Rheinhard Heydrich applique d'une main de fer les directives d'Hitler. Il est victime d'un attentat dont l'auteur, le docteur Svoboda trouve refuge chez le professeur Novotny, grâce à la fille de ce dernier. La Gestapo multiplie les rafles et les prises d'otage. Le professeur Novotny est arrêté...
Le film, qui a pour origine un événement historique authentique, permet à Fritz Lang de s'attacher au comportement d'un peuple tout entier dont on découvre les diverses composantes, face au même ennemi, les nazis. Le génie de Lang est évident, que ce soit dans la manière dont il construit le film, ou dans sa recherche des détails. (Télérama)
" Quand j'ai réalisé ce film, personne en Amérique ne savait ce qu'était vraiment la résistance et ce qu'elle représentait. C' était important d'informer les américains, de leur montrer qu'il existait en Europe des faits et des idées dont ils ignoraient la portée" (Fritz Lang).
LES FRERES SISTERS de JACQUES AUDIARD
LES FRERES SISTERS, de Jacques AUDIARD, France-USA 2018, 2h01, VO et VF
En VO :Vendredi 2/11 à 20h45, Samedi 3/11 à 20h45, Lundi 5/11 à 20h45 En VF : Dimanche 4/11 à 14h30
Ces deux frères ne sont pas des fillettes, malgré leur nom, mais forment un tandem de chasseurs de primes redoutés : Charlie le fou de la gâchette et Eli le bon gros taiseux. De l'Oregon à la Californie, ils se lancent sur la piste d'un doux rêveur, inventeur d'un procédé chimique qui fait miroiter l'or au fond des rivières...sans savoir qu'un énigmatique détective cavale déjà à ses trousses...
Audiard donne un western à la fois solide et franc du collier, mais aussi désabusé et crépusculaire. (Le Canard enchaîné)
Opérant une sorte de synthèse de ses interrogations sur la virilité, Audiard revient à son meilleur avec un western psychologique et sombre. (Fiches du cinéma)
NOS BATAILLES, de GUILLAUME SENEZ
NOS BATAILLES, de Guillaume SENEZ, France 2018, 1h38
Jeudi 1/11 à 20h45, Vendredi 2/11 à 18h15, Dimanche 0/11 à 17h00
Olivier se démène au sein de son entreprise pour combattre les injustices. Mais du jour au lendemain quand Laura, sa femme, quitte leur domicile, il lui faut concilier éducation des enfants, vie de famille et activité professionnelle. Face à ses nouvelles responsabilités, il bataille pour trouver un nouvel équilibre, car Laura ne revient pas.
Ce deuxième film de Guillaume Senez montre bien comment la violence du monde du travail peut entrer en collision avec la vie intime. Et aussi comment on ne naît pas père, on le devient. Les personnages sont finement dessinés et interprétés avec fougue, éblouissants de naturel. (Le Canard enchaîné)
AMIN, de Philippe FAUCON
AMIN, de Philippe FAUCON, France 2018, 1h31
Mercredi 31/10 à 20h45, Jeudi 1/11 à 17h00, Samedi 3/11 à 18h00
Ouvrier dans le bâtiment, Amin ne vit que pour envoyer de l'argent à sa femme et à ses enfants au Sénégal, où il retourne une fois par an. Mais sa rencontre avec l’engageante proprio d'un pavillon fait basculer sa vie austère...
Ce beau film, délicat et en demi teinte, de Philippe Faucon (dont le dernier opus Fatima a été un succès récompensé par un César) est une chronique sensible de la vie ordinaire de travailleur immigré, pris entre deux mondes, deux vies, deux femmes... La pudeur et la retenue des personnages n'enlèvent rien à la précision du trait. (Le Canard enchaîné)
Le festival Toiles des Mômes présente...
OKKO ET LES FANTÔMES, Dessin animé de Kitaro KOSATA, Japon 2018, VF
Mercredi 31/10 à 14h30, Vendredi 2/11 à 14h30, Samedi 3/11 à 15h00
Suite à la mort accidentelle de ses parents, Okko devient apprentie aubergiste chez sa grand-mère. Grâce à deux fantômes et à un diablotin, elle va faire son deuil et grandir.
Un conte initiatique et apaisant. (Fiches du cinéma)
mardi 23 octobre 2018
COURTS MÉTRAGES DU 24 AU 30 OCTOBRE 2018
* COURT MÉTRAGE ADULTE : Le PÉCHEUR ET L'HOMME D'AFFAIRES, de Simon FRANCOIS, 3,34 mns.
Dialogue entre un pêcheur et un homme d'affaire.
Récompensé par le Prix spécial du public au Colcoa, le Festival de cinéma français de Los Angeles, Le pêcheur et l’homme d’affaires développe dans la concision un message universel, qui rappelle une nouvelle de l’écrivain allemand Heinrich Böll et dont la teneur se révèle au bout du compte profondément existentielle, amenant à réfléchir sur sa propre vie et l’absurdité d’une époque tournée vers la nécessité de faire carrière et le pur appât du gain.
À travers la rencontre entre un businessman et un artisan, sobrement filmée en champ/contrechamp (mais en Scope !), se profile une leçon de vie ressuscitant le Carpe Diem de Ronsard : il faut jouir du jour présent, en limitant ses besoins et en profitant de chaque instant, ce que le capitaliste n’a pas compris, faisant reposer tout son système de pensée sur une lointaine échéance qui pourrait pourtant être concrète dès aujourd’hui, sans qu’il en ait la moindre conscience ! La fable hédoniste est pleine d’humour, la conclusion de cette petite démonstration démontant plus efficacement qu’un long discours la kafkaïenne confusion de notre civilisation post-moderne. (Commentaire de L' Extracourt)
* COURT MÉTRAGE ENFANT : La BELLE FILLE et le SORCIER, Michel Ocelot, 4 mns.
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