mardi 26 septembre 2017

COURT METRAGE DU 28 SEPTEMBRE AU 02 OCTOBRE 2017

Barbara, de Ewin Lee, 8'19


Un soir à Nouméa, une panne d’électricité chamboule le démarrage d'un concert de Reggae. Sauvé par Barbara ! 
On ne se lasse pas de ce court-métrage...tout à fait adapté cette semaine...


LE LAUREAT, de MIKE NICHOLS

LE LAUREAT, de Mike NOCHOLS, USA 1967, 1h45, VO


Mardi 3 octobre 2017 à 20h45. Le film de suite.


Pour le 50ème anniversaire de sa sortie, ce chef d'oeuvre qui a valu l'Oscar du meilleur réalisateur à Mike Nichols, ressort en version restaurée.
Ah, revoir le jeune Benjamin rougissant de découvrir la volupté dans les bras de la très directive Mrs Robinson ! Tout en tombant amoureux de sa fille Elaine...
Ah, voir Dustin Hoffman devenir en un seul film l'icône d'une génération...
Le tout sur la musique de Simon et Garfunkrel !...(Le Canard Enchaîné)

Si le Lauréat a eu un tel succès aux USA lors de sa sortie, c'est parcequ'il peint avec justesse le portrait d'une jeunesse partagée entre le puritanisme de la génération précédente et la libération des mœurs sur le point d'exploser. En cela, Le Lauréat est bel et bien un film de son temps, reflétant le changement de société à venir avec le " summer of love " de 1968 et des révoltes contre la guerre du Vietnam.(Première)





BARBARA, de Mathieu AMALRIC,

BARBARA, de Mathieu Amalric, France 2017, 1h37.


Vendredi 29/9 à 20h45, Samedi 30/9 à 18h00, Dimanche 1/10 à 14h30, Lundi 2/10 à 20h45


Dans le noir du générique, la voix de Jeanne Balibar annone et tâtonne, murmure des mots qui de viennent phrases et chansons. Avant même de la voir, on sait qu'elle est déjà elle, l'autre, la Barbara immortelle, que notre mémoire collective a gardé précieusement dans un coin de son coeur, de son âme...Dès lors le pari est gagné, mais d'autres surprises nous attendent. 
Barbara n'est pas un biopic, mais un rêve, une envolée, une tentative d'approche pour raconter, non seulement la chanteuse, magnétique, fantasque, envoûtante, fragile, mais aussi la création en général, celle qui tâtonne et annone, part dans tous les sens, s'arrête et repart en arrière, se nourrit du vécu, des fantasmes, des désirs...(Fiches du cinéma) 


ÔTEZ MOI D'UN DOUTE, de Carine Tardieu

ÔTEZ MOI D'UN DOUTE, de Carine Tardieu, France 2017, 1h40

Jeudi 28/09 à 20h45, Vendredi 29/09 à 14h30, Vendredi 29/09 à 18h15, Samedi 30/09 à 20h45, Dimanche 01/10 à 17h00.


Erwan , un démineur breton apprend sur le tard qu'il n'est pas le fils de son père, tandis qu'il rencontre une femme dont il tombe amoureux, et réciproquement, alors que celle-ci pourrait bien être sa sœur. Mais la vie réserve parfois des surprises ! Carine Tardieu (La tête de maman, Du vent dans les mollets) a le mérite d'aborder avec tact et humour un sujet - la famille - trop souvent maltraité par le cinéma français à vocation populaire. Elle mène habilement son récit et aborde ses " grands thèmes " (les origines, la filiation) avec un sens bienvenue de l'absurde et de la fantaisie. La conviction des acteurs contribue à la réussite de ce petit film énergique qui, indépendamment de sa sélection cannoise à la Quinzaine des réalisateurs, se distingue de l'ordinaire. (Positif)
Voilà un exemple parfait d'un " feel good movie ", autrement dit d'un film qui fait du bien. 



mardi 19 septembre 2017

COURT MÉTRAGE DU 21 AU 25 SEPTEMBRE 2017

MUTE, de Job Roggeven, J.Oprins, M.Blaaw, Pays-Bas 2013, 4'22.


Vivre sans bouche, un accident domestique va surprendre tout un peuple de son utilité....

UNE FEMME DOUCE, de SERGUEI LOZNITSA

UNE FEMME DOUCE, de SERGUEI LOZNITSA, Lituanie 2017, 2h23, VO


Samedi 23/09 à 17h30, Dimanche 24/09 à 14h00, Mardi 26/09 à 20h45

Une femme tente de faire parvenir un colis à son conjoint arbitrairement incarcéré. La poste lui retournant l'envoi, elle se rend à la prison pour le lui remettre en mains propres. Sur place, on se refuse de lui dire si son époux est là, avant de l'éconduire sèchement. Bienvenue en Russie. Témoin quasi muet d'une situation kafkaïenne, elle nous fait pénétrer dans un Etat de non-droit, où le village qui abrite la prison est un petit royaume proliférant sur la misère des visiteurs ; où les policiers exercent un potentat tranquille. Un décor de dictature. Entre le réalisme glacial et l'onirisme pétrifiant, Sergei Loznitsa joue sur plusieurs tableaux. Difficile de ne pas lire dans l'humiliante déconfiture de la plaignante une métaphore de la Russie contemporaine. 

QUE DIOS NOS PERDONE

QUE DIOS NOS PERDONE, de RODRIGO SOROGOYEN, Espagne 2017, 2h06, VOINTERDIT AUX - 12 ans avec avertissement. 


Vendredi 22/09 à 20h45, Lundi 25/09 à 20h45


Madrid, été 2011. En pleine crise économique, la ville est confrontée à l'émergence du mouvement des indignés et à la visite imminente du pape Benoit XVI. C'est dans ce contexte hypertendu que l'improbable binôme Alfaro (une brute épaisse expansive) et Vélarde (un cravaté introverti et bègue) se retrouvent chargés de l'enquête sur un sérial killer d'un genre très particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d'agir dans la plus grande discrétion. Une course contre la montre s'engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes : sont-ils si différents du criminel qu'ils poursuivent ? 
Ce qu'accomplit ici le jeune réalisateur Rodrigo Sorogoyen pourrait en remontrer à bien des cinéastes chevronnés. Judicieusement placé dans un contexte historique  particulier lui offrant d’intéressants rebonds politiques ou religieux, son intrigue sombre et retorse est peuplée de personnages à plusieurs dimensions. Et dans l'exercice de la réalisation Sorogoyen se révèle virtuose, non seulement à l'occasion des morceaux de bravoure, mais aussi dans la gestion de l'ordinaire. (Le Petit bulletin)